Église verte

PRÉSENTATION de « l’ÉGLISE VERTE »

Le Jour de la Terre, au centre-ville : " Saint François d'Assise " est présent à cet événement de sensibilisation à l'écologie !

Le Jour de la Terre, au centre-ville :  » Saint François d’Assise  » est présent à cet événement de sensibilisation à l’écologie !

« L’Église verte »  est un projet œcuménique qui soutient les communautés chrétiennes dans l’adoption de meilleures pratiques environnementales.
Ce programme allie l’action et la sensibilisation écologiques à une spiritualité chrétienne plus près de la création.

 

Le 4 octobre 2009, jour de la fête de Saint François d’Assise, « patron des écologistes », la paroisse qui porte son nom optait publiquement de se joindre au mouvement « Église verte ».

Saint François d'Assise sur la Place des Festivals, à Montréal, à l'occasion du Jour de la Terre,  en avril 2013. De gauche à droite : François Baril, Louise Royer, François Adam.

Saint François d’Assise sur la Place des Festivals, à Montréal, à l’occasion du Jour de la Terre,
en avril 2013. De gauche à droite : François Baril, Louise Royer, François Adam.

Depuis ce temps, bien des actions ont été entreprises par toutes les communautés du Secteur pastoral Mercier-Est, qui ont à cœur le mieux-être de leur environnement humain et naturel. Notons principalement la production d’écolo-capsules diffusées dans Le Semainier paroissial, la collaboration depuis 6 ans aux jardins collectifs (Jardin solidaire et au Jardin du Collège), la présentation de messes au bord de l’eau tous les dimanches de l’été depuis 17 ans, la récupération de papier, cannettes, goupilles et attaches de pain dans toutes les églises et presbytères du secteur, la participation à plusieurs événements environnementaux, etc.

Le Jardin du collège, rue Mousseau : agriculture urbaine !

Le Jardin du collège, rue Mousseau : agriculture urbaine !

Le comité Église verte est présentement composé de Sr Madeleine Lamy, Louise Lévesque, Jeannine Lampron, François Adam, François Baril et Norma Ouellet, des gens « verts » soucieux de la création et de ses beautés ; des gens qui auront de belles activités à vous présenter encore cette année.

LES  OBJECTIFS POUR CETTE ANNÉE

  • Poursuivre les activités de sensibilisation pour l’adoption de meilleures pratiques environnementales dans les communautés de Mercier-Est et approfondir notre spiritualité chrétienne en lien avec l’environnement.
  • Faire l’acquisition de poubelles identifiées facilitant la cueillette des déchets et du recyclage lors de messes familiales et d’événement spéciaux.
  • Sensibiliser à l’importance de l’environnement par le biais d’ écolo-capsules, d’expositions artistiques, de projections de diaporamas sur les beautés de la création dans notre quartier et la présentation de conférenciers.
  • Recruter de nouveaux membres et former de petites équipes de responsables dans chaque communauté pour le suivi au projet  « Prenons le virage 2 »

Norma Ouellet,
soutien à l’animation


Projets en cours d’actualisation

  • Une conférence d’André Beauchamp sous le thème de l’encyclique « Loué sois-tu » du pape François de juin 2015 et une exposition d’aquarelles en lien avec les beautés de la nature. (Février 2016)
  • Une réflexion collective autour du thème « L’eau, un droit à quel prix? », en collaboration avec Héritage franciscain et la Coalition Eau-Secours; projet encore au stade de l’ébauche.

Nos défis et difficultés :

Malgré tout, il serait illusoire de prétendre que notre virage vert se déroule sans heurts. À commencer par celui de ressources pas toujours à la hauteur de nos idéaux. Nul n’ignore que le budget opérationnel des paroisses est très limité et qu’une gestion responsable des revenus et dépenses implique souvent de privilégier l’économie sur l’achat de produits beaucoup plus onéreux lorsque utilisés en quantité importante. Sans aller jusqu’à l’irresponsabilité écologique (comme l’utilisation systématique de vaisselle en styromousse, comme nous le faisions par le passé lors de rassemblements festifs), il reste que nous ne pouvons remplacer tous les produits que nous aimerions bannir à tout jamais par le nec plus ultra des produits certifiés écologiques. Nous procédons par étapes, en remplaçant, dans la mesure de nos moyens, les stocks écoulés par des options plus saines pour l’environnement, mais cela se fait progressivement.

Nous ne pouvons, par ailleurs, imposer aux nôtres les pratiques les plus désirables. Prenons l’exemple des rassemblements festifs, assez fréquents dans nos paroisses. L’idéal, même dans les événements impliquant un nombre important de participants, serait que nous n’y utilisions que de la vraie vaisselle, qui serait lavée ensuite. Mais nos bénévoles, aussi dévoués qu’ils soient  (et Dieu sait qu’ils le sont!), prennent de l’âge et se fatiguent plus facilement.

Qui pourrait les blâmer de n’avoir aucune envie de se taper la plonge de plus de 200 couverts après un événement demandant déjà une considérable énergie organisationnelle en lui-même? Quant au nettoyage et à la réutilisation des verres et ustensiles de plastique, plusieurs s’y opposent pour des motifs d’hygiène. Et c’est sans parler de l’absence totale de contrôle que nous avons sur les pratiques des groupes de personnes ou organismes qui louent simplement nos salles pour leurs activités.

Faute d’un dispositif qui le rendrait accessible et aisé, comme en voit de plus en plus dans les endroits publics, nous rencontrons aussi une problématique face au tri adéquat des déchets. Pour y remédier, il nous faudrait munir chaque sous-sol d’église d’un tel équipement bien identifié (compostable/recyclable/déchets), ce que nous n’avons pas encore réussi à faire dans les limites de nos moyens. Mais cela demeure dans nos intentions.

Enfin, il y a l’aspect motivation qui pose problème dans le présent contexte. En effet, du fait de notre situation géographique riveraine du fleuve, nos concitoyens ont été directement affectés par toute la saga autour du déversement dans le Saint-Laurent d’eaux usées non traitées. Car, au-delà des effets concrètement mesurables, il y a tout le dommage qu’un tel agissement, même nécessaire, cause à titre d’exemple environnemental. Comment le citoyen ordinaire ne pourrait-il sombrer dans le défaitisme quant à l’importance des petits gestes individuels quand la municipalité envoie des milliards de litres d’eau sale dans le fleuve en disant plus ou moins : « Bof! Ce n’est pas si grave que ça! » ? Cet épisode a cependant eu de bon de mettre en lumière des pratiques écologiques douteuses et de susciter, espérons-le, une plus grande vigilance dans le futur. Bref, nos principaux défis sont d’entretenir malgré tout la flamme, de trouver de la jeune relève et de nous munir des outils qui nous permettront de mieux atteindre nos objectifs environnementaux.

Le réseautage social :

Il n’est un secret pour personne qu’il existe, dans la société laïque, une certaine méfiance face à l’Église. Même ceux qui n’y sont pas hostiles à priori hésitent souvent à s’y associer, de crainte qu’une étiquette religieuse ne soit accolée à la cause qu’ils défendent et que cela ne leur nuise. Le mouvement environnementaliste fait cependant exception à cette règle, car, pour lutter contre la menace qui pèse sur l’ensemble de notre planète, tout partenaire de bonne volonté est bienvenu. Par conséquent, l’annonce publique de notre virage vert a créé de nouveaux liens et a raffermi ceux déjà existants avec les organismes du quartier dont les intérêts écologiques rejoignent les nôtres. Dans la première année de ce virage, nous avons même fait trois fois la une de notre journal local [ii], pourtant assez tiède quant à nos autres activités. C’est dire comme est populaire la cause de l’environnement!

Les paroisses reconnues vertes, comme la nôtre, deviennent de plus d’accueillantes escales pour les militants pacifiques qui font des marches de sensibilisation, comme cette trentaine de jeunes gens qui, en juin 2014, ont marché de Cacouna jusqu’aux raffineries de l’est de Montréal pour protester contre le projet de pipelines d’Énergie-Est, et qui ont bénéficié de notre hospitalité le temps d’un souper, d’une nuitée et d’un déjeuner.

Une belle crèche extérieure à Ste-Louise-de-Marillac:

c’est un beau cadeau de Madame Bonneau de la rue Honoré-Beaugrand qui l’a confectionnée elle-même. Exposée pendant 18 ans devant sa demeure, notre église à son tour est magnifiquement enjolivée pour la période des fêtes. Merci pour cette belle scène de la Nativité du Seigneur!

 

Venez divin Messie,

Nous rendre espoir et nous sauver.

Vous êtes notre vie,

Venez, Venez et Venez!


 

Nos réalisations à ce jour :

Parmi les réalisations qui suivront, plusieurs étaient déjà en place bien avant notre adhésion au mouvement Église verte. Que Saint-François d’Assise ait déjà une bonne longueur d’avance sur ce qui était attendu d’elle en tant que paroisse verte est d’ailleurs l’une des raisons l’ayant motivée. Cette longueur d’avance consistait principalement en :

  • Des travaux majeurs complétés peu avant l’adhésion, travaux ayant favorisé des économies en chauffage et électricité.
  • La célébration, depuis de nombreuses années, de la St-Jean à la Fête du Travail, d’une messe dominicale extérieure dans un parc longeant le fleuve (sujette, bien sûr, aux conditions météorologiques).
  • Le prêt, depuis 2009, d’une partie de l’aire de stationnement située derrière l’église, pour le montage et l’exploitation annuelle d’un jardin d’agriculture urbaine, en collaboration avec notre éco-quartier, contribuant ainsi à la réduction des îlots de chaleur.
  • Plusieurs activités d’entraide se déroulant dans ses locaux (ex. comptoir vestimentaire, vente de meubles usagés au profit de la St-Vincent-de-Paul) comportent un volet recyclage et/ou réutilisation, pratiques environnementales très prisées.
  • Utilisation de produits ménagers ayant un moindre impact sur l’environnement.
  • Réutilisation et recyclage du papier d’impression.
  • Un ex-résident du presbytère voyait de plus à alimenter les composteurs du jardin derrière l’église des déchets domestiques acceptés. Cette activité est en interruption temporaire, mais sera reprise dès que possible.

À ces avantageux points déjà acquis se sont ajoutées, à l’ensemble de notre secteur, bien que souvent situées à Saint-François d’Assise à cause de lieux physiques les permettant, les réalisations suivantes :

  • La publication régulière (au moins deux par mois) au Semainier paroissial de capsules liées au thème de l’environnement, rédigées, la plupart du temps, par des membres du comité. Soit sous forme d’informations et conseils pratiques (sensibilisation) ou de réflexion/prière (spiritualité).
  • Participation avec notre marionnette géante de saint François d’Assise à quelques manifestations extérieures, dans notre secteur ou non, comme la marche du Jour de la Terre en 2013, où plusieurs participants l’ont utilisée comme point de rencontre à la Place des festivals parce qu’elle se voyait de loin.
  • Depuis l’inauguration, en 2013, d’une aire d’exposition à l’église Saint-François d’Assise, au moins deux expositions par année sont en lien direct avec l’environnement ou sa représentation, par exemple celle des œuvres d’une aquarelliste du quartier ayant remporté de nombreux prix (Mme Andrée Asselin); d’un artiste de techniques mixtes utilisant, entre autres, des feuilles mortes dans la création de ses œuvres (Michel Béliveau); d’un photographe professionnel (François Dupont); et des ouvrages d’un prêtre environnementaliste reconnu (André Beauchamp).
  • Certains thèmes environnementaux sont ponctuellement soulignés lors des célébrations qui en sont les plus près dans le temps. Par exemple, la Journée mondiale de l’eau (22 mars) et celle de la Terre (22 avril). De plus, les campagnes de Développement et Paix des dernières années portent aussi sur des préoccupations environnementales (effets de l’industrie minière, accès à l’eau potable, problèmes des petits agriculteurs dans les pays en développement, etc.)
  • En mai 2010, dans le cadre de notre « Virage vert », nous avons organisé dans l’une de nos églises une rencontre où les divers organismes du quartier ont pu venir se présenter aux résidents du secteur. Divers intervenants sont venus nous entretenir, entre autres, d’agriculture urbaine (Y a quelqu’un l’aut’ bord du mur), de recyclage et compostage (Éco-quartier), de commerce équitable (Terre à soi), de réduction de circulation lourde (Collectif en environnement de Mercier-Est), de la valorisation de notre vue sur le fleuve (Société d’animation de la Promenade Bellerive). Cette activité, fort appréciée, a révélé à plusieurs des personnes présentes des ressources insoupçonnées dans leur voisinage immédiat. Dans le même ordre d’idée, mais à une échelle plus modeste au point de vue participation extérieure, nous avons aussi eu une conférence sur l’eau dispensée par André Beauchamp et une sur les changements climatiques dispensée par Norman Lévesque. Enfin, notre comité a participé à deux colloques Église verte.
  • Pour ce qui est des petits gestes d’ordre pratique, nous nous sommes, entre autres, munis de vrais couverts et coutellerie pour limiter l’usage de vaisselle jetable lors de rassemblements de moins de 100 personnes. (Par exemple, lors de dîners-conférences.) Nous bannissons aussi les bouteilles d’eau des événements organisés par nous, les remplaçant par des pichets et des verres, réutilisés lorsque leur qualité le permet.
  • Nous récupérons, à l’ensemble du secteur pastoral, les goupilles de cannettes, les attaches de sacs à pain et les piles usagées. Lorsqu’il y en a une quantité suffisante, soit un bac rempli de chacune, les goupilles et attaches sont livrées à la Fondation Bonenfant à Longueuil, dont le responsable est un homme ayant bénéficié d’un fauteuil roulant suite à la collecte de goupilles et d’attaches et voulant procurer ce service à d’autres handicapés. Comme quoi ce petit geste à la portée de tous n’est pas inutile. Quant à la collecte de piles usagées, elle a simplement pour but d’offrir des points de chute écologiques de plus aux fidèles.

Des paroisses vertes… Ça pousse!

Quand nous portons un regard attentif au monde qui nous entoure, il faut être de mauvaise foi (dans tous les sens du terme) pour nier l’importance de l’impact des agissements humains sur les changements climatiques et la dégradation progressive de ressources pourtant essentielles à notre survie même, comme l’eau, l’air et la terre. Mais qu’y peuvent, diront certains, les gens de bonne foi, au sens ecclésial du terme? Dans le concret, sans doute très peu, comparativement à ce que pourraient accomplir, en s’orientant sans réserve vers les énergies propres et durables, malgré des coûts prohibitifs au départ, des acteurs visionnaires du milieu politique et de secteurs d’activité  extrêmement polluants comme les industries pétrolières, minières et automobiles ou l’élevage et l’agriculture à grande échelle, pour ne nommer que les plus évidents. Pourtant, devant l’urgence de la menace faite à cet habitat commun qu’est notre planète, nous ne pouvons désormais plus nous contenter de seulement prier que ces acteurs à l’impact environnemental plus important connaissent leur conversion de Damas. Nous devons, nous aussi, agir à notre échelle et selon nos sphères d’influence. C’est pourquoi nous nous sommes joints au mouvement Église verte.

Historique du virage vert dans notre secteur pastoral :

Si nous devions marquer le début de notre virage vert d’une date précise, nous pourrions le situer au 15 septembre 2009, soir où, en réunion du conseil de pastorale, il a été décidé de déclarer officieusement « église verte » celle de Saint-François d’Assise en sa fête patronale du 4 octobre. Après tout, si le saint patron des écologistes ne pouvait être garant de notre bonne volonté, qui le pourrait? De toute façon, même si, faute de temps entre le choix d’adhérer au mouvement Église verte et la fête à l’occasion de laquelle nous voulions l’annoncer aux paroissiens, l’inscription officielle ne s’est faite que dans les jours qui ont suivi ladite fête, nous avions déjà plusieurs « points verts » (énumérés à l’item des réalisations) à notre actif. Norman Lévesque[i], venu quelques mois plus tôt sensibiliser des jeunes catéchisés à l’importance de nos liens avec l’environnement dans le cadre de son programme « Gardiens de la Création », a accueilli notre demande d’adhésion avec d’autant plus de joie que nous étions l’une des premières églises catholiques d’ici à nous intéresser au mouvement œcuménique Église verte/Green Church, plus populaire auprès des Églises protestantes!

Louise Lévesque, en collaboration avec François Baril et le comité Église verte du Secteur pastoral Mercier-Est


 

Les joues frettes

Janvier 2015 - écolo 1

Qu’y a-t-il de plus délicieux à embrasser ou frôler de la sienne qu’une bonne joue frette? Comme un arôme ou une saveur rappelant la cuisine maternelle, cette douce et fraîche sensation évoque instantanément quelque souvenir hivernal heureux : combats de boules de neige et glissades de notre enfance, sorties de cabane à sucre, marmaille revenant de l’école ou rentrant simplement de la cour avec d’appétissantes joues rouges comme des pommes, visiteurs aimés amenés par un vent frisquet…

Oui, frôler ou embrasser des joues frettes est l’un des plus agréables plaisirs qu’offre l’hiver. Et en plus, il est gratuit. Alors, n’en soyons pas chiches! Lorsque le temps et notre santé le permettent, oxygénons-nous, puis donnons des câlins. Bon reste d’hiver!

Louise Lévesque, pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est

ÉCOLO-CAPSULE

L’hiverJanvier 2015 - écolo 2

L’hiver que l’on avait tant hâte de voir arrivé
avec son cortège de joies, de beautés féeriques,
aujourd’hui, nous avons hâte de le voir partir.

Savons-nous que dans la Bible, l’hiver appelle
la force de Dieu, sa parole vivante?
Hiver, temps d’intériorité, temps de silence des espaces infinis
où cette miséricorde blanche recouvre la multitude de nos fragilités.

Si Jésus avait vécu en ce pays, il aurait dit de belles paroles
pour tous ces gens qui, tous les matins et même la nuit,
sortent en plein froid pour aller au bonheur des autres.

Si la Bible avait été écrite en ce pays de neige,
nous aurions peut-être comparé la solitude courageuse,
et forte de Jean Baptiste, à l’homme de nos hiver.

Souffles et vents, froidure, glace et neige.Janvier 2015 - écolo 3
Bénissez le Seigneur!

texte adapté de Célébration des âges et des saisons de Benoît Lacroix s.m.l.

 Le mois de la marmotte

Une tradition veut que l’agissement d’une certaine marmotte au jour de la Chandeleur nous prédise combien de temps il reste à l’hiver. En février, nous ressemblons tous plus ou moins à des marmottes. Affamés de lumière, nous cédons à l’appel du soleil radieux qui nous sourit à travers nos fenêtres pour, lorsqu’il s’accompagne d’un mercure trop froid à notre goût, revenir en frissonnant à notre abri douillet pour quelque temps encore.

Là où nous différons de la marmotte, c’est que nous avons plus d’imagination. Plutôt que de nous rouler en petite boule en chantant « J’haïs l’hiver », nous pouvons, par exemple, hâter le printemps dans nos cœurs en partant quelques semis sur nos rebords de fenêtre. Ou, si nous avons un congélateur, nous préparer à l’avance des petits plats pour quand nous aurons plus le goût de sortir que de rester devant le fourneau. Ou planifier nos petites expéditions estivales.

Bref, pester contre l’hiver ne le fera pas finir plus vite; mais rêver le printemps nous en adoucira l’attente.  Bon mois de février à toutes et tous!

Louise Lévesque, pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est

 

JOIES AUTOMNALES14 oct - 2

(À fredonner sur l’air des derniers couplets de «  Mes joies quotidiennes »)

Feuilles qui dorent ou deviennent écarlates
Feuilles qui sèchent et qui sous mes pas craquent
Feuilles que le vent emporte dans son bal

Voilà certaines de mes joies automnales
Odeur de pommes épicées de muscade
Cris d’au revoir de grandes volées d’outardes

Mystère ouaté d’un brouillard matinal
Voilà certaines de mes joies automnales
Quand le temps fuit
Quand les jours pleurent
Quand je crains l’hiver
Je pense à toutes ces joies automnales

Et cela me fait du bien

Louise Lévesque,
comité Église Verte

 

Cantique des villes14 oct - 3

Nous sommes tous plus ou moins familiers avec le Cantique des créatures, attribué à saint François d’Assise. Mais on oublie souvent que l’aimable François n’y a pas béni que des éléments qui appellent aisément la louange comme ces indispensables à la vie que sont la terre, l’air, l’eau et le feu; mais qu’il y bénit aussi des choses dont Louise Lévesque, pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est la grâce nous apparaît peu évidente, comme la mort. Donc, lui reconnaissant cette largeur de vue, voici à quoi aurait pu ressembler son « Cantique des villes ».

  • Bénies soient les rues, ces artères du corps urbain qui nous permettent d’aller partout où nous le désirons. Puissions-nous les apprécier assez pour les garder propres.
  • Bénis soient les parcs, ces poumons du corps urbain qui nous offrent des espaces de verdure et de calme au cœur d’environnements souvent bruyants et frénétiques. Puissions-nous prendre le temps d’en admirer la beauté.
  • Bénies soient les paroisses et autres discrets organismes communautaires, ces organes cachés du corps urbain sans lesquels la vie des démunis serait encore plus difficile. Puissions-nous soutenir de nos prières tous ceux et celles qui s’y activent dans la charité du cœur.
  • Bénies soient la faune et la flore indigènes urbaines, car elles sont le sain rappel que nous ne contrôlons pas tout. Puissions-nous être assez humbles pour accueillir ce rappel avec le sourire, même quand il dérange nos propres aménagements.

Voilà, maintenant que j’en ai lancé l’esprit, je vous laisse compléter ce cantique urbain selon votre cœur. Bonne inspiration franciscaine!

Louise Lévesque
Pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est

Semaine québécoise de réduction des déchets

Saviez-vous qu’en plusieurs endroits du monde, et même dans de petites municipalités de chez nous, on paie de manière visible pour se départir de ses déchets? Dépendant de la régie municipale, on oblige le résident à se procurer un bac poubelle à un coût « x » ou on tarife au sac, au poids ou au nombre de collectes. Bien qu’on ne parle pas encore d’implanter une telle tarification à Montréal, peut-être pourrions-nous profiter de cette

Ssemaine québécoise de réduction des déchets pour faire comme si nous sauvions effectivement des sous en jetant moins. Qui sait ce que ce simple exercice écolo nous révélera à nous-mêmes de nos habitudes plus ou moins conscientes de consommation? Alors, à nos bacs et poubelles, et un, deux, trois… go!

Louise Lévesque
Pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est

MERCI PÈRE CRÉATEUR  POUR LES RÉCOLTES14 oct - 1

En ce temps d’Action de grâce, période de récolte et d’abondance, c’est le moment idéal pour rendre grâce pour tous les bienfaits de la nature. Pendant que nous remercions pour les fruits de la terre et du travail humain, demandons-nous comment nos choix alimentaires ont un impact sur la création. Nos aliments ont-ils poussé dans notre région ou ont-ils nécessité beaucoup de carburant pour arriver de si loin? Ces aliments sont-ils  témoins d’un travail juste et équitable ou sont-ils l’objet de gens pauvres et exploités? Ont-ils poussé dans un champ soigné par l’agriculture biologique ou ont-ils été arrosés avec des pesticides et des engrais chimiques?

Beaucoup de légumes et fruits en vente présentement proviennent des producteurs du Québec.  Pourquoi ne pas poursuivre nos démarches d’alimentation responsable et encourager le travail des gens de chez nous?

Norma Ouellet,
Comité Église verte


 

En ville sans ma voiture, tout un geste pour changer le monde !

Église Verte 03 auto« L’Agence métropolitaine de transport n’organisera pas de journée En ville sans ma voiture, cette année. » Contexte de ressources financières restreintes, effectifs limités et manque de participation de la population sont les éléments qui ont amené l’AMT à prendre cette décision. Cet événement célébré dans plus de 2000 villes du monde m’obligeait chaque année à m’interroger sur mes habitudes de transport.

Il est certain que pour moi, la voiture facilite certains trajets, mais ai-je vraiment fait des efforts pour diminuer l’utilisation de mon véhicule ?  Je dois dire en toute humilité qu’il y a encore du travail à faire !

J’effectue mes courses à pied que ce soit pour l’épicerie, le coiffeur, l’esthéticienne ou la pharmacie. Je suis d’ailleurs fière d’avoir choisi d’encourager des commerçants près de chez moi. Le marché de proximité, quel bonheur ! Cela me permet d’économiser de l’argent, de maintenir ma forme physique, de me libérer l’esprit, de contribuer à la vitalité de mon quartier et de protéger l’environnement.

Mais il y a encore des efforts à faire pour une plus grande utilisation du transport en commun dans mes déplacements. Chaque jour, nous avons des décisions à prendre qui peuvent faire toute une différence sur notre avenir, celui des autres ou celui de nos enfants.

Norma Ouellet,
Soutien à l’animation


 

Église Verte 01UN TERROIR QUI A DU GOÛT !

Nous sommes habitués de voir de beaux étals de fruits et légumes à l’année longue dans nos épiceries, mais c’est en septembre qu’on peut véritablement profiter de l’abondance des récoltes et savourer au maximum les produits du Québec.

Église Verte 02Avez-vous déjà remarqué que le goût d’une tomate diffère, qu’elle soit cultivée et importée des pays limitrophes en hiver ou issue des producteurs maraîchers de notre région en été ?  En fait, les légumes cueillis le jour-même et vendus dans les marchés publics goûtent meilleur parce qu’ils sont plus frais. C’est bien simple à comprendre. De plus, il y a très peu d’effets secondaires liés au transport sur de longues distances.

Alors, n’hésitons plus ! Allons à la rencontre des producteurs de notre terroir et redécouvrons ces saveurs qui ont le goût de chez-nous.

Norma Ouellet
soutien à l’animation


 

ÉCOLO-CAPSULE # 1

L’eau-dience

Nous sommes à l’aube de 2005. Une délégation de poissons et cétacés mécontents se retrouve devant le Créateur. L’orque prend parole avec prudence, consciente que critiquer les « chouchous » de la Création est une entreprise périlleuse.

—  Loin de nous, ô divin Maître, l’idée de remettre en question ta sagesse en donnant à l’humain pouvoir sur toutes tes autres créatures; mais ce pouvoir ne devait-il pas s’accompagner d’un bienveillant devoir envers elles ?  Or, regarde ce qu’il fait de notre eau…
—  Ouais, elle est de moins en moins vivable !   l’interrompt hardiment un jeune béluga. Pleine de dangers mécaniques et de poches toxiques…
—  D’algues bleues et huile à moteur de chaloupe, s’enhardit une truite de lac.
—  De déchets résidentiels et agricoles, déplore une carpe de rivière.
—  De tonnes de résidus industriels, renchérit un brochet fluvial.
—  Et on ne parle même pas des matières brutes sales et visqueuses déversées par « accident » ! raille un saumon indigène.
—  Et tous ces détritus se ramassent tôt ou tard dans la mer, rappelle doctement le marsouin. L’autre jour, j’ai dû nager sous des kilomètres de bouteilles de plastique avant de pouvoir émerger dans un endroit relativement propre !  J’ai ouï-dire qu’un bon nombre de ces bouteilles avaient contenu de l’eau consommée par des humains qui n’ont pourtant qu’à ouvrir un robinet pour qu’arrive directement chez eux une eau potable traitée en usine contre toute bactérie nuisible. Si au moins elles venaient de gens qui ne peuvent s’en procurer autrement, ce serait plus excusable!
—  Penses-tu !  Ceux et celles pour qui chaque goutte compte traitent l’eau avec respect, lui répond son cousin dauphin. À preuve, vois-tu une seule créature d’oued parmi nous ?  Vous devriez, ô divin Maître, ajoute-t-il en se tournant vers Dieu, choisir quelques autres Noé parmi ces peuples respectueux, et envoyer un second Déluge sur tous ces irresponsables qui gaspillent ce précieux don de vie qu’est l’eau. Ce serait bien fait pour eux que de périr par où ils pèchent!

Dieu accueille avec indulgence et compassion toutes ces doléances, et répond qu’il ne peut malheureusement retirer à l’humain la liberté de s’autodétruire, si tel est son choix.
—  Même si cela implique qu’il nous détruise tous d’abord ?   demande avec amertume un vénérable cachalot.

—  Allons, mes bons amis, vous existiez bien avant les humains, et dans des conditions qui auraient été mortelles pour eux, leur rappelle Dieu. Qu’est-ce qui vous fait croire que vous ne leur survivrez pas s’ils ont la folie de continuer de courir à leur perte ?  Et puis, vous devriez avoir plus confiance en eux, ajoute-t-il avec un sourire radieux et plein de tendresse. De plus en plus d’humains s’éveillent à l’urgence des problèmes que vous venez de décrire !  À preuve, un de leurs grands organismes, l’ONU, vient tout juste de décréter que la décennie 2005-2015 sera celle de « L’eau, source de vie ! »

Plutôt sceptique quant aux retombées pratiques de ce décret, mais rassérénée quant à son sort ultime, la délégation marine repart en soupirant. C’était bien de Dieu que de s’enthousiasmer si facilement du plus petit geste de bonne volonté de l’humain alors que ce dernier le décevait si souvent !

Mais, si cette fois, il avait raison de croire ?

Un conte éco-l’eau de Louise Lévesque