Sainte-Louise-de-Marillac

Église Sainte-Louise-de-Marillac

7901, rue Sainte-Claire
Montréal, H1L 1W2
514 351-0620
stelouisedemarillac@msn.com

La paroisse Sainte-Louise-de-Marillac fait partie du diocèse de Montréal.
Mgr Christian Lépine est l’archevêque.

Le secrétariat est ouvert le lundi  de 9h à 12h et de 13h à 16h
et du mardi au jeudi de 9h à 12h
Carol Robidoux, secrétaire
Yolande St-Michel, aide au secrétariat
Éric Blais, concierge
Sandra Poupart, aide à la conciergerie
Gaston Paradis, aide à la conciergerie
Bernard Breault, responsable des locations de salles

Vous pouvez consulter le Semainier paroissial.


Historique de la paroisse Sainte-Louise-de-Marillac

Un mot d’introduction

Faut-il vraiment le dire ? Il serait illusoire de penser qu’un si court exposé puisse rendre compte de l’histoire complète de cette communauté qui s’est rassemblée à la Sainte-Louise-de-Marillac depuis sa fondation en 1951. Notre intention est d’abord de susciter chez vous le goût d’aller plus loin dans la connaissance de nos origines. Mais nous voulons aussi profiter de l’occasion pour rendre hommage à nos pionniers, hommes et femmes, qui ont fait l’histoire chez nous.

Nous aimerions aussi indiquer la source principale de ce résumé historique de Sainte-Louise-de-Marillac : « Le 50e anniversaire de fondation de la paroisse Sainte-Louise-de-Marillac 1951-2001 », agenda publié en 2001. La recherche, la synthèse, la rédaction et le formatage de ce volume ont été rendus possible grâce à madame Monique Martel à qui nous rendons hommage.

Le village Champlain

À la fin de la Deuxième Guerre Mondiale (1939-1945), le nord de la paroisse Saint-François-d’Assise — qui allait devenir la paroisse Sainte-Louise-de-Marillac — est encore inhabité. Il s’agit d’un territoire situé au nord de la voie ferrée, entre les rues de Boucherville et Liébert, entre Hochelaga et Sherbrooke.

Un développement domiciliaire allait attirer beaucoup de gens dans ce coin de Mercier-Est. Plus de mille personnes assistaient à l’inauguration du « Village Champlain » en ce 2 octobre 1949. C’est du moins ce qu’ont rapporté les journaux tel Montréal-Matin. C’est monsieur Guy Forget, président de la Chambre de Commerce des jeunes de Montréal, qui a coupé le traditionnel ruban et le conseiller Raoul Gadbois qui a ouvert la porte de la première maison du village, qui en comptera près de 400.

Les coupures de presse nous révèlent qu’il y avait 75 excavations déjà pratiquées, 35 solages coulés, dix maisons coiffées de leur toiture et sept autres sur le point d’être terminées la semaine suivante. Le prix global d’une maison était de 6350 $, c’est-à-dire 1000 $ comptant et 37 $ par mois pendant 5 ans ou 29 $ par mois pendant 15 ans.

La construction de ces maisons avait été confiée à S. D. Miller & Sons, ingénieurs et entrepreneurs. Bien entendu, le développement urbain appelait des services publics… et les taxes qui en découlent. Les nouveaux propriétaires ont formé l’association AVCA pour protester contre le fardeau des taxes jugé excessif. Au début de 1952, le mouvement avait pris de l’ampleur et le dossier a fini par se régler beaucoup plus tard, semble-t-il, à la satisfaction des intéressés.

La mise en chantier du futur « centre commercial du Village Champlain » a marqué une étape importante dans le progrès de l’est de Montréal. Le maire du temps, monsieur Camillien Houde, avait présidé à la cérémonie classique de la levée de la première pelletée de terre le 11 mars 1953, entouré de personnalités francophones et anglophones du monde des affaires, de l’industrie et du clergé… et des photographes des journaux tels La Patrie, La Presse, The Herald et The Montreal Star. Il s’agissait d’un immeuble commercial pouvant accueillir vingt vastes magasins pour desservir une agglomération de 510 cottages. On parlait alors du tout premier centre commercial de Montréal, nous a-t-on assuré Puis, le prolongement du métro en 1976 a eu pour effet d’accroître l’achalandage dans ce secteur de la ville.

La fondation de la paroisse

Le développement domiciliaire dans la paroisse Saint-François-d’Assise au cours des années 1940 a amené une augmentation rapide de la population et rendu difficile l’accès de celle-ci à l’église. Pour répondre aux besoins pressants, il fallait créer une nouvelle paroisse.

C’est l’archevêque de Montréal, Mgr Paul-Émile Léger qui fonda cette paroisse le 10 mai 1951 et nomma le premier curé, monsieur Gustave Bleau.

Le 20 mai 1951, le nouveau curé Mont St-Antoineofficiait à la première messe paroissiale dans la chapelle du Mont-Saint-Antoine, rue Sherbrooke Est. D’ailleurs les offices religieux y ont été tenus jusqu’en 1954.

L’achat du terrain, allant servir à la construction de la future église et de son presbytère, s’est effectué le 21 septembre 1954. La Fabrique de Saint-François-d’Assise vota la somme de 5000 $ pour permettre à la nouvelle Fabrique Sainte-Louise-de-Marillac de l’acquérir de S. D. Miller & Sons. La construction de l’église et du presbytère fut confiée à l’architecte, monsieur Henri Mercier, et à l’entrepreneur, monsieur Arthur Fortin, de Drummondville.

L’archevêque de Montréal, devenu le cardinal Paul-Émile Léger, vint procéder à la bénédiction et à la pose de la pierre angulaire le 25 septembre 1954. La décoration intérieure s’est faite au cours de l’année 1957, avec les services de l’artiste peintre Alphonse Lespérance. La toile représentant Sainte-Louise-de-Marillac et Saint-Vincent-de-Paul fut installée sur le mur avant de l’église, au-dessus du maître-autel.

Le développement de la communauté chrétienne

Intérieur 2Les réaménagements de 1975, exigés par le Concile Vatican II, fit remplacer le tableau par la magnifique sculpture du « Christ glorieux », réalisé par Léo Arbour de Pointe-du-Lac, près de Trois-Rivières. D’autres modifications furent apportées à la fin des années 80. Au printemps 1996, la paroisse fit l’acquisition du mobilier de la chapelle des Soeurs de la Providence. Le 17 mai 1996, Mgr André Rivest, évêque auxiliaire de Montréal, vint consacrer le nouvel autel.

Ce territoire de l’est de Montréal a connu un développement rapide. Plusieurs institutions s’y établirent, encore présentes aujourd’hui. Parmi les premiers arrivants au Village Champlain, certains sont encore propriétaires de leur maison. La paroisse compte aussi des lieux d’hébergement destinés aux aînés, résidence, foyer, centre, maison.

Parmi ces institutions figure le « Foyer Biermans », du nom de l’industriel belge Hubert Biermans (1864-1953) qui versa la somme nécessaire à la construction de l’édifice destiné aux couples âgés. Ouvert en 1956, il devint en 1973 un établissement du réseau des services sociaux et prit le nom de « Résidence Biermans » . Le Centre fut intégré en 1994 au Centre d’accueil Pierre-Joseph-Triest et s’appella dès lors le C.H.S.L.D. (Centre hospitalier de soins de longue durée) Biermans-Triest. Rappelons que le Centre Pierre-Joseph-Triest, qui tire son nom du fondateur des Frères de la Charité (1760-1836), a succédé à la Retraite Saint-Benoit, qui était située rue Notre-Dame et dont on avait confié la responsabilité aux Frères de la Charité en 1884. Entre autres pensionnaires de cette vénérable institution de la rue Notre-Dame, notons le célèbre poète Émile Nelligan (1879-1941) qui y séjourna de nombreuses années. Le Bel-Âge de Mercier, la Manoir Claudette-Barré et le Chez-Nous de Mercier-Est sont d’autres institutions que l’on retrouve dans Sainte-Louise-de-Marillac.

De grands changements depuis le Synode

Depuis quelques années, l’Église, à Montréal, a été appelée à se transformer. Si la participation à la vie paroissiale s’est effritée, les chrétiens et chrétiennes qui se reconnaissent membres de la communauté chrétienne n’en sont que plus proches les uns des autres et plus sensibles aux besoins des plus démunis.

Le Synode diocésain de 1995 à 1998 a donné l’occasion aux gens d’approfondir la mission de l’Église et quatre priorités pastorales en sont découlées :

1. l’éducation de la foi
2. l’animation pastorale de nos communautés
3. la présence et l’engagement de l’Église dans le monde d’aujourd’hui
4. la promotion des vocations au service de l’Église diocésaine.

Au niveau de l’éducation de la foi, de profonds changements ont transformé l’école. En 1984, la catéchèse (qui est un approfondissement de la foi chrétienne) a laissé place à l’enseignement moral et religieux. L’initiation sacramentelle était maintenant dans les mains des communautés chrétiennes et un service d’animation pastorale s’est intégré dans chacune des écoles. En 1998, le gouvernement du Québec a modifié le paysage des commissions scolaires, celles-ci passant de confessionnelles à linguistiques. Puis en 2001, les écoles devenaient elles aussi non confessionnelles, tout en continuant d’offrir l’enseignement moral et religieux. En juin 2002, l’animation pastorale quittait les écoles et un service d’animation à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire, qui ne relève pas de l’Église, était créé. L’Office de l’Éducation de la foi du diocèse de Montréal fut appelé à voir comment l’Église allait s’engager dans sa mission première de l’évangélisation. Chacun des secteurs du diocèse de Montréal engagea un « répondant du service à l’enfance » pour répondre aux besoins des jeunes de 0 à 12 ans et de leurs parents. André Lanteigne coordonne l’équipe R.S.E. qui regroupe l’équipe pastorale et d’autres personnes engagées dans les communautés chrétiennes de Mercier-Est. Depuis 2008, les écoles offrent un cours d’ « Éthique et culture religieuse ». Le milieu scolaire ne s’occupe plus d’éveiller les jeunes à la foi en Jésus Christ et de les initier à la vie chrétienne. Il appartient donc aux parents et à toutes les communautés chrétiennes, ensemble, de « proposer aujourd’hui Jésus Christ ».

Au niveau de l’animation pastorale de nos communautés, un travail en profondeur a amené, en 2000-2001, chacune des communautés chrétiennes du diocèse à étudier sa vitalité, sa viabilité et la coresponsabilité entre clercs et laïcs. Sous la gouverne du Père Gilles Gosselin (curé de 1994 à 2002), un rapport a été remis le 31 mai 2001 au vicaire épiscopal de la région Est, Mgr Jean Fortier. Des représentants de chacune des communautés chrétiennes de Mercier-Est se sont ensuite rencontrés à quelques reprises pour s’entendre sur les réaménagements pastoraux susceptibles de favoriser un meilleur engagement en vue de la mission de l’Église dans le monde de notre temps. Les assemblées des 29 septembre et 5 novembre 2001 ont permis aux gens de mieux se connaître et d’échanger sur des formules à privilégier. L’assemblée du 2 février 2002 qui regroupait plus de 200 participants allait opter pour un réaménagement pastoral majeur. Sainte-Louise-de-Marillac allait former une « Unité pastorale du Nord de Mercier-Est » avec les communautés chrétiennes de Sainte-Claire et Saint-Victor. Ces trois communautés allaient, à partir de septembre 2002, être animées par une même équipe pastorale. Le Père Gilles Gosselin quittait Sainte-Louise-de-Marillac en étant nommé curé de la paroisse du Précieux-Sang, à Repentigny.

Au niveau de la présence et l’engagement de l’Église dans le monde d’aujourd’hui, un « Comité de pastorale sociale » a été formé regroupant des chrétiens et chrétiennes des communautés du quartier Mercier-Est. La dimension sociale des gens de notre secteur n’est plus à démontrer. L’attention aux plus faibles, aux personnes de tous les âges, est présent dans différents groupes à l’oeuvre dans nos paroisses.

Quelques moments forts

L’année 2001  marquait le cinquantenaire de la paroisse Sainte-Louise-de-Marillac.

Un mot aussi pour souligner l’accueil que les gens de notre secteur Mercier-Est ont accordé aux 84 jeunes pèlerins venus de Versailles pour les Journées mondiales de la Jeunesse 2002, qui se sont tenues à Toronto avec le pape Jean-Paul II Environ 250 personnes du secteur ont offert leur support pour organiser les activités du jeudi 18 au lundi 22 juillet 2002.

JMJ 2002 - souvenir

 En 2003, la paroisse Saint-Bernard a été annexée à la paroisse Saint-François-d’Assise. Selon son voeu, elle a conservé une église, aménagée en 2004, dans ce qui était le chœur de l’église Saint-Bernard, rue Notre-Dame, à l’angle de la rue Mousseau, après la vente  au Collège Mont-Royal.  Pendant dix, les gens ont approfondi le sens de la communauté en célébrant plus près les uns des autres dans leur plus petite église. Le 29 juin 2014, ils ont quitté définitivement leur église et ont été accueilli à l’église Saint-François-d’Assise.

À l’été 2004, les Pères Salésiens quittaient la paroisse Sainte-Claire pour se regrouper avec leurs confrères à Rivière-des-Prairies. L’archevêque, monsieur le cardinal Jean-Claude Turcotte, nomma alors François Baril, curé à Saint-François-d’Assise et Saint-Bernard, curé des cinq communautés du secteur pastoral Mercier-Est.

En 2006, les gens de Sainte-Claire ont célébré le Centenaire de leur paroisse par des fêtes grandioses. En 2011, ce fut au tour des gens de Saint-Victor de célébrer le Centenaire de leur paroisse.

En 2011, ce fut au tour des gens de Saint-Victor de célébrer magnifiquement le Centenaire de leur paroisse.

Oui, les années passent, mais l’Esprit nous devance toujours. Qui sait ce que seront nos paroisses dans les prochaines années . . . ?


SC Louise de MarillacLa sainte patronne,
Sainte Louise de Marillac

Sainte Louise — Louise de Marillac de son nom —  est née le 12 août 1591, à Paris, en France, dans une famille de la noblesse.
Mais sa mère meurt quelques jours après sa naissance. Après le remariage de son père, Louis de Marillac, sa nouvelle mère ne s’occupa pas d’elle.

À quatre ans, elle est confiée à une bonne dame qui devint sa nouvelle mère. Elle est alors placée en pension au monastère royal Saint-Louis. Là, les Dominicaines dispensent à la jeune Louise et à ses compagnes l’éducation habituellement donnée aux jeunes filles nobles : connaître Dieu, lire, écrire, peindre. Elle bénéficie également d’une solide formation humaniste, sous la houlette de l’une de ses tantes, mère Louise de Marillac, première du nom (1556-1629). C’est très probablement à cette époque que Louise connaît la spiritualité de la célèbre Catherine de Sienne qui transparaîtra plus tard dans ses écrits spirituels.

À 13 ans, elle perd son père. Un de ses oncles, Michel de Marillac, la prend avec lui. Louise sera placée dans un foyer parisien pour jeunes filles nobles. Elle fréquente alors les Capucines du Faubourg Saint-Honoré, les « Filles de la Croix », et, pensant devenir l’une d’entre elles, fait vœu de servir Dieu et son prochain.  Mais son oncle a d’autres projets et se charge de lui trouver un mari.

Malgré qu’elle ait considéré de répondre à sa vocation religieuse, elle épouse en 1613, à 21 ans, Antoine LeGras, un des secrétaires particuliers de la reine de France. Un an après son mariage elle met au monde un fils baptisé Michel. Mais elle devient veuve à 34 ans et son fils devient de plus en plus malcommode.

Un jour, Louise de Marillac rencontre un prêtre qui va changer toute sa vie. Il s’appelle Vincent de Paul (1581-1660), cet apôtre des pauvres. Il l’invite à se joindre à une communauté qu’il a fondée quelques années auparavant : « les Servantes des Pauvres ».

SLM Ste Louise avec enfantQuelques années plus tard, en 1642, elle fonde avec Vincent de Paul la communauté des « Filles de la Charité ». Un champ nouveau d’apostolat va bientôt s’ouvrir devant elle. La guerre de Trente Ans qui sévit partout en Europe crée de nouveaux pauvres : les enfants abandonnés.

Sa communauté va en recueillir très rapidement plus d’une centaine. Louise se dépense sans compter et tombe malade. Elle continuera de son lit à enseigner le catéchisme aux enfants qui viennent la voir.

Louise de Marillac fut conseillère spirituelle pour des groupes de femmes laïcs. « Soyez bienveillants à servir les pauvres, disait-elle. Aimez les pauvres, honorez-les mes enfants, comme vous feriez honneur au Christ lui-même. »

Elle s’éteint paisiblement le 15 mars 1660, à Paris. Six mois plus tard, Monsieur Vincent la rejoindra au ciel. Elle fut canonisée par le pape Pie XI en 1934. Elle fut proclamée « patronne des oeuvres sociales » par Jean XXIII, en 1960. On célèbre son mémorial le 15 mars.


Les textes de l’historique de la paroisse Sainte-Louise-de-Marillac et de la sainte patronne ont été rédigés par André Lanteigne