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Éco-capsules

Les joues frettes

Qu’y a-t-il de plus délicieux à embrasser ou frôler de la sienne qu’une bonne joue frette? Comme un arôme ou une saveur rappelant la cuisine maternelle, cette douce et fraîche sensation évoque instantanément quelque souvenir hivernal heureux : combats de boules de neige et glissades de notre enfance, sorties de cabane à sucre, marmaille revenant de l’école ou rentrant simplement de la cour avec d’appétissantes joues rouges comme des pommes, visiteurs aimés amenés par un vent frisquet…

Oui, frôler ou embrasser des joues frettes est l’un des plus agréables plaisirs qu’offre l’hiver. Et en plus, il est gratuit. Alors, n’en soyons pas chiches! Lorsque le temps et notre santé le permettent, oxygénons-nous, puis donnons des câlins. Bon reste d’hiver!

Louise Lévesque, pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est

ÉCOLO-CAPSULE

L’hiver que l’on avait tant hâte de voir arrivé
avec son cortège de joies, de beautés féeriques,
aujourd’hui, nous avons hâte de le voir partir.

Savons-nous que dans la Bible, l’hiver appelle
la force de Dieu, sa parole vivante?
Hiver, temps d’intériorité, temps de silence des espaces infinis
où cette miséricorde blanche recouvre la multitude de nos fragilités.

Si Jésus avait vécu en ce pays, il aurait dit de belles paroles
pour tous ces gens qui, tous les matins et même la nuit,
sortent en plein froid pour aller au bonheur des autres.

Si la Bible avait été écrite en ce pays de neige,
nous aurions peut-être comparé la solitude courageuse,
et forte de Jean Baptiste, à l’homme de nos hiver.

Bénissez le Seigneur!

texte adapté de Célébration des âges et des saisons de Benoît Lacroix s.m.l.

Le mois de la marmotte

Une tradition veut que l’agissement d’une certaine marmotte au jour de la Chandeleur nous prédise combien de temps il reste à l’hiver. En février, nous ressemblons tous plus ou moins à des marmottes. Affamés de lumière, nous cédons à l’appel du soleil radieux qui nous sourit à travers nos fenêtres pour, lorsqu’il s’accompagne d’un mercure trop froid à notre goût, revenir en frissonnant à notre abri douillet pour quelque temps encore.

Là où nous différons de la marmotte, c’est que nous avons plus d’imagination. Plutôt que de nous rouler en petite boule en chantant « J’haïs l’hiver », nous pouvons, par exemple, hâter le printemps dans nos cœurs en partant quelques semis sur nos rebords de fenêtre. Ou, si nous avons un congélateur, nous préparer à l’avance des petits plats pour quand nous aurons plus le goût de sortir que de rester devant le fourneau. Ou planifier nos petites expéditions estivales.

Bref, pester contre l’hiver ne le fera pas finir plus vite; mais rêver le printemps nous en adoucira l’attente. Bon mois de février à toutes et tous!

Louise Lévesque, pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est

(À fredonner sur l’air des derniers couplets de « Mes joies quotidiennes »)

Feuilles qui dorent ou deviennent écarlates
Feuilles qui sèchent et qui sous mes pas craquent
Feuilles que le vent emporte dans son bal

Voilà certaines de mes joies automnales
Odeur de pommes épicées de muscade
Cris d’au revoir de grandes volées d’outardes

Mystère ouaté d’un brouillard matinal
Voilà certaines de mes joies automnales
Quand le temps fuit
Quand les jours pleurent
Quand je crains l’hiver
Je pense à toutes ces joies automnales

Et cela me fait du bien

Louise Lévesque,
comité Église Verte

Nous sommes tous plus ou moins familiers avec le Cantique des créatures, attribué à saint François d’Assise. Mais on oublie souvent que l’aimable François n’y a pas béni que des éléments qui appellent aisément la louange comme ces indispensables à la vie que sont la terre, l’air, l’eau et le feu; mais qu’il y bénit aussi des choses dont Louise Lévesque, pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est la grâce nous apparaît peu évidente, comme la mort. Donc, lui reconnaissant cette largeur de vue, voici à quoi aurait pu ressembler son « Cantique des villes ».

Bénies soient les rues, ces artères du corps urbain qui nous permettent d’aller partout où nous le désirons. Puissions-nous les apprécier assez pour les garder propres.
Bénis soient les parcs, ces poumons du corps urbain qui nous offrent des espaces de verdure et de calme au cœur d’environnements souvent bruyants et frénétiques. Puissions-nous prendre le temps d’en admirer la beauté.
Bénies soient les paroisses et autres discrets organismes communautaires, ces organes cachés du corps urbain sans lesquels la vie des démunis serait encore plus difficile. Puissions-nous soutenir de nos prières tous ceux et celles qui s’y activent dans la charité du cœur.
Bénies soient la faune et la flore indigènes urbaines, car elles sont le sain rappel que nous ne contrôlons pas tout. Puissions-nous être assez humbles pour accueillir ce rappel avec le sourire, même quand il dérange nos propres aménagements.
Voilà, maintenant que j’en ai lancé l’esprit, je vous laisse compléter ce cantique urbain selon votre cœur. Bonne inspiration franciscaine!

Louise Lévesque
Pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est

Semaine québécoise de réduction des déchets

Saviez-vous qu’en plusieurs endroits du monde, et même dans de petites municipalités de chez nous, on paie de manière visible pour se départir de ses déchets? Dépendant de la régie municipale, on oblige le résident à se procurer un bac poubelle à un coût « x » ou on tarife au sac, au poids ou au nombre de collectes. Bien qu’on ne parle pas encore d’implanter une telle tarification à Montréal, peut-être pourrions-nous profiter de cette

Ssemaine québécoise de réduction des déchets pour faire comme si nous sauvions effectivement des sous en jetant moins. Qui sait ce que ce simple exercice écolo nous révélera à nous-mêmes de nos habitudes plus ou moins conscientes de consommation? Alors, à nos bacs et poubelles, et un, deux, trois… go!

Louise Lévesque
Pour le comité Église verte du secteur pastoral Mercier-Est

En ce temps d’Action de grâce, période de récolte et d’abondance, c’est le moment idéal pour rendre grâce pour tous les bienfaits de la nature. Pendant que nous remercions pour les fruits de la terre et du travail humain, demandons-nous comment nos choix alimentaires ont un impact sur la création. Nos aliments ont-ils poussé dans notre région ou ont-ils nécessité beaucoup de carburant pour arriver de si loin? Ces aliments sont-ils témoins d’un travail juste et équitable ou sont-ils l’objet de gens pauvres et exploités? Ont-ils poussé dans un champ soigné par l’agriculture biologique ou ont-ils été arrosés avec des pesticides et des engrais chimiques?

Beaucoup de légumes et fruits en vente présentement proviennent des producteurs du Québec. Pourquoi ne pas poursuivre nos démarches d’alimentation responsable et encourager le travail des gens de chez nous?

Norma Ouellet,
Comité Église verte

En ville sans ma voiture, tout un geste pour changer le monde !

« L’Agence métropolitaine de transport n’organisera pas de journée En ville sans ma voiture, cette année. » Contexte de ressources financières restreintes, effectifs limités et manque de participation de la population sont les éléments qui ont amené l’AMT à prendre cette décision. Cet événement célébré dans plus de 2000 villes du monde m’obligeait chaque année à m’interroger sur mes habitudes de transport.

Il est certain que pour moi, la voiture facilite certains trajets, mais ai-je vraiment fait des efforts pour diminuer l’utilisation de mon véhicule ? Je dois dire en toute humilité qu’il y a encore du travail à faire !

J’effectue mes courses à pied que ce soit pour l’épicerie, le coiffeur, l’esthéticienne ou la pharmacie. Je suis d’ailleurs fière d’avoir choisi d’encourager des commerçants près de chez moi. Le marché de proximité, quel bonheur ! Cela me permet d’économiser de l’argent, de maintenir ma forme physique, de me libérer l’esprit, de contribuer à la vitalité de mon quartier et de protéger l’environnement.

Mais il y a encore des efforts à faire pour une plus grande utilisation du transport en commun dans mes déplacements. Chaque jour, nous avons des décisions à prendre qui peuvent faire toute une différence sur notre avenir, celui des autres ou celui de nos enfants.

Norma Ouellet,
Soutien à l’animation

Église Verte

Nous sommes habitués de voir de beaux étals de fruits et légumes à l’année longue dans nos épiceries, mais c’est en septembre qu’on peut véritablement profiter de l’abondance des récoltes et savourer au maximum les produits du Québec.

Avez-vous déjà remarqué que le goût d’une tomate diffère, qu’elle soit cultivée et importée des pays limitrophes en hiver ou issue des producteurs maraîchers de notre région en été ? En fait, les légumes cueillis le jour-même et vendus dans les marchés publics goûtent meilleur parce qu’ils sont plus frais. C’est bien simple à comprendre. De plus, il y a très peu d’effets secondaires liés au transport sur de longues distances.

Alors, n’hésitons plus ! Allons à la rencontre des producteurs de notre terroir et redécouvrons ces saveurs qui ont le goût de chez-nous.

Norma Ouellet
soutien à l’animation

L’eau-dience

Nous sommes à l’aube de 2005. Une délégation de poissons et cétacés mécontents se retrouve devant le Créateur. L’orque prend parole avec prudence, consciente que critiquer les « chouchous » de la Création est une entreprise périlleuse.

— Loin de nous, ô divin Maître, l’idée de remettre en question ta sagesse en donnant à l’humain pouvoir sur toutes tes autres créatures; mais ce pouvoir ne devait-il pas s’accompagner d’un bienveillant devoir envers elles ? Or, regarde ce qu’il fait de notre eau…
— Ouais, elle est de moins en moins vivable ! l’interrompt hardiment un jeune béluga. Pleine de dangers mécaniques et de poches toxiques…
— D’algues bleues et huile à moteur de chaloupe, s’enhardit une truite de lac.
— De déchets résidentiels et agricoles, déplore une carpe de rivière.
— De tonnes de résidus industriels, renchérit un brochet fluvial.
— Et on ne parle même pas des matières brutes sales et visqueuses déversées par « accident » ! raille un saumon indigène.
— Et tous ces détritus se ramassent tôt ou tard dans la mer, rappelle doctement le marsouin. L’autre jour, j’ai dû nager sous des kilomètres de bouteilles de plastique avant de pouvoir émerger dans un endroit relativement propre ! J’ai ouï-dire qu’un bon nombre de ces bouteilles avaient contenu de l’eau consommée par des humains qui n’ont pourtant qu’à ouvrir un robinet pour qu’arrive directement chez eux une eau potable traitée en usine contre toute bactérie nuisible. Si au moins elles venaient de gens qui ne peuvent s’en procurer autrement, ce serait plus excusable!
— Penses-tu ! Ceux et celles pour qui chaque goutte compte traitent l’eau avec respect, lui répond son cousin dauphin. À preuve, vois-tu une seule créature d’oued parmi nous ? Vous devriez, ô divin Maître, ajoute-t-il en se tournant vers Dieu, choisir quelques autres Noé parmi ces peuples respectueux, et envoyer un second Déluge sur tous ces irresponsables qui gaspillent ce précieux don de vie qu’est l’eau. Ce serait bien fait pour eux que de périr par où ils pèchent!

Dieu accueille avec indulgence et compassion toutes ces doléances, et répond qu’il ne peut malheureusement retirer à l’humain la liberté de s’autodétruire, si tel est son choix.
— Même si cela implique qu’il nous détruise tous d’abord ? demande avec amertume un vénérable cachalot.

— Allons, mes bons amis, vous existiez bien avant les humains, et dans des conditions qui auraient été mortelles pour eux, leur rappelle Dieu. Qu’est-ce qui vous fait croire que vous ne leur survivrez pas s’ils ont la folie de continuer de courir à leur perte ? Et puis, vous devriez avoir plus confiance en eux, ajoute-t-il avec un sourire radieux et plein de tendresse. De plus en plus d’humains s’éveillent à l’urgence des problèmes que vous venez de décrire ! À preuve, un de leurs grands organismes, l’ONU, vient tout juste de décréter que la décennie 2005-2015 sera celle de « L’eau, source de vie ! »

Plutôt sceptique quant aux retombées pratiques de ce décret, mais rassérénée quant à son sort ultime, la délégation marine repart en soupirant. C’était bien de Dieu que de s’enthousiasmer si facilement du plus petit geste de bonne volonté de l’humain alors que ce dernier le décevait si souvent !

Mais, si cette fois, il avait raison de croire ?

Un conte éco-l’eau de Louise Lévesque