Claire d’Assise

La sainte patronne, Sainte Claire

Sainte Claire — Chiara Offreduccio di Favarone de son nom, — est née à Assise en 1194. Fille aînée d’une famille noble, Claire démontre très jeune une grande spiritualité et une grande piété. Son père meurt jeune.

À 18 ans, en 1212, lors d’une prédication de François d’Assise (1181-1226), elle sent son cœur s’allumer du désir de se faire pauvre et de se mettre au service de Jésus. À partir de ce moment-là, François et Claire deviennent de grands amis.
Claire quitte la maison, de nuit, se réfugie dans une petite chapelle à l’extérieur d’Assise et se donne à Dieu. Malgré tous les efforts de ses parents pour la ramener à la maison, ils se résolvent à la laisser en paix pour répondre à son appel.

Elle prend le voile en l’église Notre-Dame-des-Anges, à Assise. Elle rejoint la communauté des Bénédictines… et 16 jours plus tard sa sœur cadette, Agnès, la rejoint, ainsi que d’autres jeunes femmes. Claire demeure avec ses compagnes religieuses jusqu’au moment où François d’Assise les installe dans une demeure très modeste voisine de la chapelle de Saint-Damien, un peu à l’extérieur d’Assise. Ainsi fut fondée la communauté des « Pauvres Dames ou Clarisses ».

Une anecdote mérite d’être racontée. Quand, en 1234, l’armée de Frédéric II vient dévaster la vallée de Spoleto, les soldats viennent alors attaquer Assise en commençant par le couvent de Saint-Damien. Malgré qu’elle soit malade, Claire demande d’être transportée à une fenêtre à la vue des soldats qui avaient déjà placé une échelle pour escalader le mur. L’histoire raconte qu’elle plaça le Saint-Sacrement bien en vue. Les attaquants furent éblouis et rebroussèrent chemin. On voit l’expression de cet événement sur la peinture exposée dans le chœur de l’église Sainte-Claire, en forme de « triptyque », ce grand tableau « en trois panneaux » dont les deux extérieurs se replient sur celui du milieu.

Claire vit ainsi dans la grande pauvreté jusqu’à la fin. Elle aime la musique, était humble, généreuse et optimiste. Partout où les Franciscains allaient s’installer en Europe, les Pauvres Dames y allaient aussi. À la fin de sa vie, on raconte qu’elle demanda qu’une image de la messe soit affichée au mur de sa chambre. De là, pense-t-on, viendrait l’idée de la déclarer « patronne de la télévision ». Sainte Claire meurt le 11 août 1253 (à 59 ans), mais pas avant d’avoir vu se joindre à elle sa mère Ortolana, sa jeune sœur Béatrice et sa tante Bianca.

Sainte Claire fut canonisée par le pape Alexandre IV en 1255. On célèbre son mémorial le 11 août.

Les textes de l’historique de la paroisse Sainte-Claire et de la sainte patronne ont été rédigés par André Lanteigne